Mémoire cathare (3ème partie)

Publié le par Prince Occitan

1211 Guerre contre Raymond VI

     Simon de Montfort        BD Raymond le cathare

 

Raymond VI qui avait aidé les croisés à battre son propre neveu lors du siège de Carcassonne, le Vicomte Raimond-Roger Trencavel, dut à son tour faire face à l’avidité de Simon de Montfort et des légats du pape qui commencèrent à se plaindre à plusieurs reprises qu’il ne respectait pas soit disant les engagements qu’il avait prit en 1209. Allant jusqu’à finalement de nouveau l’excommunié.

Raymond VI, aux abois, proposa d’abdiquer en faveur de son fils, mais les croisés refusèrent. Le Comte alors en appela au Roi de France, qui refusa d’entrer dans le débat, puis au pape. Innocent III manifesta d’abord à son égard des intentions bienveillantes. Mais il dut rapidement laisser à ses légats les mains libres, quant ceux-ci l’informèrent sur le comportement du Comte de Toulouse, qui, à leurs yeux ne respecté aucuns des engagements qu’il avait acceptés en 1209, mais également sur son immoralité.

Raymond VI, considérant que l’Eglise lui menait la vie dure, décida de prendre les armes. Les Comtes de Comminges et de Foix, ainsi que le Vicomte de Béarn se rangèrent à ses côtés.

De l’autre côté, Foulque, évêque de Toulouse, prêchait la reprise de la croisade. C’est alors que l’évêque de Paris, le Comte d’Auxerre, le Sire de Coucy, les Comtes de Mons et de Juliers, prirent la route du Languedoc.

Simon de Montfort en profitât pour entré en campagne contre Toulouse, par le siège de Lavaur. Cette place forte et clef du Toulousain, était une ancienne cité ayant appartenu aux Trencavel.

En effet déjà en 1181, le pape Alexandre III avait confié à Henri de Marsiac, abbé de Clairvaux et cardinal d’Albano d’y combattre le catharisme avec le soutien du Comte Raymond V de Toulouse. La cité de Lavaur, déjà connue comme un repaire de cathares, avait été assiégée et Adélaïde, femme de Roger II Trencavel, avait fini par ouvrir les portes et livrer deux évêques cathares qui s’y étaient réfugiés. Ces deux derniers ayant abjurés, le cardinal d’Albano reparti satisfait, car même si à la suite de cet événement, la ville passée sous le contrôle des Comtes de Toulouse, elle redevenait rapidement un centre cathare important, qui en 1211 été tenue par la veuve, Guiraude de Laurac.

Simon de Montfort disposant des forces de Pierre II de la Chapelle, évêque de Paris, et d'Enguerrand III, Sire de Coucy, qui sont venus participer à la croisade, profite alors pour marcher sur Lavaur où s’est réfugier après sa révolte, Aymeri de Montréal, frère de Guiraude, un des seigneurs occitans qui lui avait rendu hommage. 

Simon de Montfort atteint la ville avec son armée à la fin du mois de mars 1211, mais le faible effectif de cette armée ne lui permet pas de l’encercler entièrement. Seul un côté est réellement attaqué. Guiraude de Laurac demande alors du secours à son suzerain, le Comte Raymond VI de Toulouse.

Celui-ci lui envoie son sénéchal Raymond de Ricaud, avec quelques chevaliers et fantassins. Puis il bat le rappel de son armée, mais se met inexplicablement en attente des évènements, alors qu’il aurait pu vaincre aisément Simon de Montfort s’il l’avait attaqué durant le siège.

Son comportement peut paraître étrange, surtout que Simon de Montfort reçut une bien mauvaise nouvelle, sur une armée de pèlerins Allemands et Frisons, qui venaient le rejoindre, et qui fut attaquée et anéantie par Raymond-Roger, Comte de Foix, et Guiraud de Pépieux dans le village de Montgey. Mais ceci peu être expliqué par le fait qu’il se rendit compte qu’il ne pouvait plus compter sur tous ses sujets. En effet, après que Folque de Marseille, évêque de Toulouse, est fait ses prêches, une confrérie s’était créée à Toulouse, la « confrérie blanche ». Cette confrérie envoya une armée de cinq mille hommes prêter main forte à Simon de Montfort, qui put ainsi compléter son siège.

Pendant ce temps, Lavaur, qui disposait suffisamment de vivres et d’eau, tient bon sous le pilonnage des pierrières et des mangonneaux. Les Habitants comptent alors sur une autre intervention de la part du Comte de Foix, mais ce dernier se replié dans son comté, n’ayant pas les moyens nécessaires pour attaque le camp croisé.

Montfort fait construire alors une chatte pour atteindre les remparts et les saper. L’opération n’est pas sans difficultés, les habitants construisaient des contre sape, mais finalement une brèche est aménagée dans le rempart et permet aux croisés de pénétrer dans la ville le 3 mai 1211. Submergés par le nombre, Aymeri de Montréal et Raymond de Ricaud et leurs soldats sont capturés.

La conséquence qui en résulte est terrible. Comme la place est prise d’assaut, le sort des défenseurs et de la population est à la discrétion du vainqueur, en l’occurrence Simon de Montfort.

De la garnison, il forme deux groupes : d’un côté Aymeri de Montréal et les chevaliers faydits, au nombre de quatre-vingts, de l’autre Raymond de Ricaud, les soldats envoyés de Toulouse et les soldats de Lavaur. Les premiers lui avaient dans le passé prêté allégeance et avait rompu leurs serments en rejoignant Lavaur et en la défendant contre leur suzerain. Pour lui, c’est un acte de félonie qu’il ordonne de punir par la pendaison jusqu’à ce que mort s’en suive.

Les défenseurs venus de Toulouse avaient juste obéis à leur seigneur, le Comte Raymond VI, et ne pouvaient être accusés de félonie : ils sont envoyés et incarcérés à Carcassonne comme prisonnier de guerre.

La cas de Guiraude est différent : vassale de Raymond VI, elle aurait dû subir le sort de Raymond de Ricaud et de ses soldats, mais elle est considérée comme hérétique, livrée alors aux soldats et aux ribauds, elle est violée, lynchée, est pour finir jetée vivante au fond d’un puits, dans lequel ceux-ci jèteront des pierres tout en rigolant, jusqu’à ce qu’ils n’entendent plus ses cries.

Ce siège ouvre la conquête du comté de Toulouse. La fermeté et la cruauté dont fait preuve Simon de Montfort ainsi que son armée, va semer la terreur sur le comté et lui faciliter ainsi ses conquêtes. D’autre part, le Comte Raymond VI de Toulouse a montré sa trop grande prudence en n’attaquant pas le camp des croisés. Non seulement il a déçu les seigneurs Occitans, mais il a manqué une occasion de porter un immense revers aux croisés, et notamment à leur chef, Simon de Montfort.

En juin 1211, Simon de Montfort, qui bénéficie d’un bataillon de croisés, menés par Thibaut 1er, Comte de Bar et du Luxembourg continuât de récupéré les châteaux qui s’étaient soulever. Puis il prit la route menant à Toulouse qui était gardée par le château de Montferrand, tenue par Baudouin de Toulouse, frère de Raymond VI. Mais celui-ci ne disposant que d’effectifs insuffisants, se rend après deux assauts et fait allégeance auprès de Montfort. D’autres forteresses se rendent à la suite de Montferrand, et Simon de Montfort s’approche alors de Toulouse dans la première moitié du mois de juin 1211.

Les consuls envoient alors une délégation au devant de Simon de Montfort et du légat Arnaud Amaury, afin de protestaient contre le siège qui s’annonce, affirmant l’attachement de la population à la foi romaine et rappelant que cinq mille d’entre eux avaient contribué à la prise de Lavaur. Les chefs de la croisade leurs demandent alors de chasser leur Comte, ce à quoi les consuls répondent qu’ils ne le peuvent, étant tenus par le serment de fidélité, et que l’église ne leur avait pas ordonné de rompre ce serment. Du coup Arnaud Amaury leur déclare que s’ils ne rejettent pas leur Comte, les chrétiens de Toulouse seront assimilés à des hérétiques ou à des receleurs d’hérétiques. Sur ce, la délégation rentre en ville et toute la population toulousaine décide donc de faire front commun face aux croisés.

Le 15 Juin, Simon et son armée se présente à Montaudran afin de franchir l’Hers, mais une armée réunie par les Comte de Toulouse, de Foix et du Comminges lui barre la route. Ne pouvant forcer directement le passage, Simon de Montfort feint de battre en retraite, mais traverse par un autre pont que les Toulousains n’avaient pas terminé de détruire et attaque l’armée des trois Comtes qui ne tarde pas à fuir. À la fin de la journée, l’armée de Simon de Montfort et du Comte de Bar s’installe devant la ville de Toulouse.

Sans machine de guerre, Simon de Montfort ne peu faire autre chose que de combler les fossés et de faire confectionner de grandes targes pour protéger ses soldats quand ils s’approchent des remparts. Les Toulousains alors font une sortie afin de s’emparer de ces targes, mais après avoir laissaient plusieurs morts sur-le-champ de bataille ne parvinrent qu’à s’en emparés de deux. Malgré l’avis défavorable de Raymond VI de Toulouse, le chef des routiers organise une sortie lors de la sieste, malheureusement ceux-ci seront immédiatement repoussés dans Toulouse après que l’alerte soit donner dans le camp Français par Simon de Neauphle.

Au bout de deux semaines, le siège n’a pas avancé d’un pouce, et pour Simon de Montfort, le ravitaillement de l’armée est de plus en plus difficile. Il se rend compte alors qu’il n’arrivera à rien, et décide de levé le siège le 29 Juin, allant ravager pendant 8 jours le Comté de Foix, en représailles du massacre des croisés à Montgey par le Comte de Foix. Ceux-ci lui permis ainsi de ronger son 1er échec devant Toulouse.

Puis il partit dans le Quercy recevoir l’hommage de Guillaume de Cardaillac, évêque de cahors et Comte du Quercy. Mais les occitans profitèrent de l’éloignement de leur seigneur pour s’agiter à nouveau. Sicard de Puylaurens repris son château et Raymond VI de Toulouse mobilisât à nouveau ses troupes.

Un certain nombre de barons de l’entourage de Simon sont découragés de devoir reconquérir sans arrêt le pays et parlent d’abandonner leurs nouveaux fiefs pour rentrer chez eux. D’autres proposent de se retrancher dans Carcassonne ou Fanjeaux, une des plus puissantes places fortes du pays. Seul Hugues de Lacy propose une place assez faible, afin d’attirer l’armée ennemi. Ce plan séduit Simon de Montfort et il choisi Castelnaudary.

Avant de s’y rendre, il apprend avec espoir qu'il peut compter sur Guy de Lacy et sa troupe d'une cinquantaine de chevaliers. Simon de Montfort est à peine installé dans la ville que l’armée du Comte de Toulouse survient et installe son camp. Les habitants des faubourgs de la ville vont immédiatement rendre hommage au Comte de Toulouse, qui occupe les faubourgs. La nuit, Montfort effectue une sortie et déloge les partisans de Toulouse.

Bien que l’armée occitane manque d’homogénéité et est partagé entre Raymond de Toulouse, qui joue la prudence, et Raymond-Roger de Foix toujours prêt à se lancer à l’assaut contre la ville, sa supériorité numérique met quant même Montfort dans une position désespérée. Il envoie alors Guy 1er de Lévis à Carcassonne et à Béziers pour réquisitionner les milices de ces deux villes, mais celles-ci refusent de venir, ainsi que le Vicomte de Narbonne. En effet, la plupart des cités languedociennes jouent la prudence, préférant connaître d’abord le vainqueur.

Il parvins cependant à préparer un convoi de vivres pour les assiégés, et trouve trois cents volontaires qui font route vers Castelnaudary, rejoints par Bouchard de Marly qui a réussit à obtenir une armée de l’évêque de Cahors. Le convoi est alors attaqué par le Comte de Foix à St Martin-Lalande, à quelques kilomètres de Castelnaudary. Pour Simon de Montfort, c’est un dilemme : faut-il rester dans la ville et perdre ses alliés ainsi que le ravitaillement dont il a besoin, ou les secourir et risquer de perdre la ville. Il choisit alors d’attaquer le Comte de Foix, ne laissant que cinq chevaliers et quelques sergents pour défendre Castelnaudary. Les routiers du Comte de Foix avaient commencé le pillage du convoi et sont totalement pris au dépourvu par l’armée de Montfort. Après d’âpres combats, l’armée de Raymond-Roger de Foix doit s’enfuir et se réfugier dans le camp du Comte de Toulouse, mais Simon de Montfort, dans l’euphorie de la victoire et des retrouvailles, perd du temps et une occasion d’investir le camp des Toulousain. Tout comme l’avait fait Raymond VI de Toulouse à Lavaur.

Ses effectifs restant insuffisant face à l’armée de Toulouse, Simon repart à Carcassonne lever de nouvelles troupes. Il est en train d’accueillir un nouveau contingent de croisés, conduit par Alain de Roucy, quant il apprend que le Comte de Toulouse a levé le siège et incendié son camp. Celui-ci avait préférer incendier Castelnaudary. Et emmenait avec lui les paysans, les récoltes et le bétail afin de nuire au ravitaillement de Simon de Montfort et le retardait le plus possible, redoutant un nouveau siège de sa part.

Ce siège est encore une victoire pour Simon de Montfort, qui a déjoué l'offensive du Comte de Toulouse, mais elle est principalement due à l'indécision de ce dernier. Pourtant la noblesse Occitane, persuadée que leur suzerain Raymond VI de Toulouse va reprendre l'offensive, reprennent leurs châteaux les uns après les autres. Et en quelques semaines, les croisés perdent une cinquantaine de place forte.

Malheureusement pour eux, l'arrivée de nouveaux contingents croisés Français va permettre à Simon de Montfort de reprendre l'initiative et reconquérir le terrain perdu.

 

Bataille de Muret (12 septembre 1213)

 

 

Raymond VI de Toulouse, bien qu’il eut un temps de sursit, restait menacé. Il fit alors intercéder auprès du pape son beau-frère le roi Pierre II d’Aragon. Cependant, la démarche de ce dernier échoua.

Raymond VI en appela alors à nouveau aux armes. Soutenu par ses alliés du Comminges, de Foix et du Béarn, ainsi que par le roi d’Aragon, il vint assiéger la forteresse de Muret, près de Toulouse.  

La garnison de Muret ne comptait environ qu’une centaine d’hommes (cavaliers et fantassins), et Simon de Montfort, qui réussit à rentrer dans la forteresse, n’arrivait en renfort qu’avec environ un millier de chevaliers.

Ce dernier comprit qu’il lui fallait remporter une victoire rapide, la forteresse n’ayant pas les réserves suffisantes pour soutenir un long siège.

Malgré les conseils avisés de Raymond VI de Toulouse, qui suggérait de creuser des tranchées dans lesquelles ont planterait des pieux acérés, à la suite de quoi des palissades seraient dresser derrière lesquelles des archets et des arbalétriers se dissimuleraient afin de cribler de flèches et de carreaux les Français. Pierre II d’Aragon préférât écouter ses lieutenants Aragonais, qui, avec une immense arrogance, lui dirent qu’ils étaient les pourfendeurs des Sarazins à la bataille de Las Nava de Tolosa l’année précédente, et qu’ils ne craignaient nullement ces Françimans. 

Le 12 septembre au matin, Simon et ses hommes sortirent de la ville, et feignent de partir. Les assaillants, croyant que leurs ennemis fuyaient, s’élancèrent à leur rencontre, pendant que les milices Toulousaine montaient à l’attaque des remparts de Muret. C’est alors que Simon et ses hommes se retournèrent et attaquèrent à leurs tour le roi d’Aragon et ses hommes. La mêlée fut terrible, car dans la bataille un chevalier Français croyant se trouver face à Pierre II d’Aragon, lui dit : « Alors s’est vous le vainqueur contre les mores ? Vous êtes bien peu vaillant ! ». En effet il n’était pas rare que lors d’une bataille un chevalier arbore les armoiries de son roi, et lorsque Pierre II entendis cela, il lui rétorquât : « Si tu veux le voir le pourfendeur des mores, il est ici ! ». Aussitôt plusieurs chevaliers Français se jettent sur lui et le frappe de toutes parts, jusqu’à ce que l’un d’entre eux finisse par lui asséner un violant coup d’épée sur le heaume lui ouvrant la tête. Pierre II d’Aragon vacille sur son cheval avant de s’effondré mort sur le sol.

Informations générales

Date

12 septembre 1213

Lieu

Muret

Issue

Victoire des croisés

Belligérants

Armée croisée

Armées aragonaise et toulousaine

Commandants

Simon IV de Montfort
Bouchard de Marly
Guillaume des Barres

Pierre II d'Aragon (†)
Raymond VI de Toulouse
Raymond-Roger de Foix

Forces en présence

900 cavaliers
700 arbalétriers protégeant la ville

2 200 cavaliers
20 000 à 30 000 miliciens

Immédiatement s’est un cri d’horreur par mis les chevaliers Aragonais, qui fuient en désordre, laissant derrière eux les Occitans, qui à leurs tours se replièrent. À ce moment là Simon de Montfort et ses chevaliers chargèrent les fuyards et nombre d’entre eux périrent sur-le-champ de bataille ou noyés dans la garonne.

Pendant ce temps, les milices Toulousaine qui n’avaient rien vu de la catastrophe continuaient quant à eux leurs asseaux sur les remparts de Muret. S’est alors qu’une fois finis le massacre des chevaliers Aragonais et Occitan qui n’avaient pus s’enfuir, Simon et ses chevaliers se retournèrent et chargèrent les milices qui ne comprenant pas ce qui se passer se firent littéralement tailler en pièces.

Une fois de plus, Simon de Montfort était encore victorieux. Les alliés du Comte de Toulouse furent atterrés par cet échec, si bien que Raymond VI décida de se soumettre. Et Simon de Montfort fut acclamé comme le champion de la chrétienté. Puis en 1215 fut établi seigneur du Languedoc par le concile de Montpellier.

C’est à cette même date qu’eut lieu le concile de Latran, qui tient une place considérable dans l’Histoire de l’Eglise. Une partie des canons qui y furent adoptés portaient sur la doctrine catholique, rappelant l’unicité et l’universalité de l’Eglise. Les autres avaient comme objectif de restaurer l’état religieux, en condamnant divers excès. Ils renouvelaient enfin la condamnation de toutes les hérésies, notamment cathare et vaudoise.

Quant à Raymond VI, qui avait abdiqué, il resta privé de ses biens. L’on donna cependant à son fils, Raymond VII, le marquisat de Provence, auquel Innocent III ajouta le Comtat Venaissin. Le pape avait finalement compris qu’aux motifs religieux étaient venus se greffer des motifs politiques, et que ses légats (en particulier Arnaud Amaury) n’avaient pas agi uniquement pour annihiler les hérésies.

Les hérétiques avaient été vaincus par les armes, mais l’hérésie persistait encore. Innocent III comprit, suite au concile de Latran, que l’action des frères Franciscains et Dominicains (prêches, etc.) serait sans doute plus efficace qu’une nouvelle action militaire.  

 

A suivre :

 

PS : Une reconstitution de la bataille de Muret est en projet pour 2013. Le site suivant vous en diras plus : 
http://compagnie-de-trencavel.aceboard.fr/235318-1765-3434-0-collaboration-bien-sympathique-pour-MURET-1213.htm

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