De Capdenac le Haut à Cahors...

Publié le par Prince Occitan



...Le long des berges du Lot et du Célé



Aujourd’hui je vais vous emmener faire un voyage le long des rives des deux rivières qui traversent le sud du département du Lot.

La première de ces deux rivières est le Lot ou l’Olt en langue occitane.

Elle prend sa source à environ 1300m d’altitude sur le versant sud de la montagne Goulet en Lozère et se jette dans la Garonne au niveau d’Aiguillon (le Lot & Garonne), faisant ainsi un parcours de 481Km pour 200Km à vol d’oiseau entre sa source et son confluent.

La rivière Lot sert de frontière sur plusieurs km entre les deux départements que sont le Lot et l’Aveyron.

Ces deux départements ont pris le nom de leur rivière principale. La rivière Lot sert également de frontière entre les deux vieilles provinces Occitanes que sont le Quercy et le Rouergue, qui font également toutes deux partie de la région Midi-Pyrénées.

Après un long parcours dans le département de l’Aveyron, le Lot descendant de ses montagnes Lozériennes vient alors serpenter au pied de la forteresse de Capdenac le Haut qui se situe dans le département du Lot.

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                                            Capdenac                                          

 



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                                      forteresse d’Uxellodunum

 

          

Cette place forteresse verrait ses origines remonter à l’époque gauloise.

En effet c’est ici qu’aurait eu lieu la dernière bataille de la conquête des Gaules contre les légions de Jules César en 51 Av notre ère, même si encore de nos jours plusieurs sites Lotois se disputent la légitimité des lieux de cette ultime bataille.

Par la suite cette place du faire face à d’autres invasions. Elle fut prise par les wisigoths qui y restèrent de 477 à 530 et qui furent chassés par Thierry, de Clovis.

A leur tour, les Sarrasins pillèrent la cité avant d’en être chassés par Charles Martel.

D’autres batailles se déroulèrent pour la conquête de cette forteresse y compris celle menée par Simon de Montfort lors de la Croisade contre les Albigeois (« les Cathares »). Celui-ci vint par deux fois assiéger la cité. Enfin, pendant la guerre de cent ans, Capdenac résista farouchement à l’ennemi Anglais au cours de plusieurs sièges. Les guerres de religion n’épargnèrent pas non plus la cité qui fut tenue par les protestants pendant de nombreuses anées.

Après Capdenac le Haut nous continuons notre descente le long des rives du Lot.

Avant d’arriver à Cajarc, nous traversons plusieurs petites communes qui valent elles aussi une petite visite comme: St Pierre-Toirac et Larroque-Toirac ou encore les communes de Montbrun, Cadrieu et Saujac.

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Cajarc & le Lot vue des falaises

 

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                                                              Georges Pompidou

 


 

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Françoise Sagan


Nous arrivons enfin à Cajarc. Cette commune connut un surcroît de renommée grâce à ses hôtes célèbres : M. Georges Pompidou qui en fut conseiller municipal de 1962 à 1969, y possédait sa demeure secondaire, mais également l’écrivain Françoise Sagan  (native de Cajarc), sans oublier le talentueux Coluche et son « papy Mougeot de Cajarc ».

N’oublions pas pour autant tout le patrimoine culturel de cette ville canton. En effet Cajarc peut se vanter d’un très long passé historique, on y trouve de nombreux dolmens.

Mais Cajarc fut aussi un village gallo-romain, où le colon Caïus Hebrarous bâtit sur un éperon rocheux au centre du cirque de falaises une construction fortifiée : la « maison de l’Hébrardie ». La cité s’organisa alors autour de ce château et pris le nom de Caïag, puis Caïar, et enfin Cajarc.

Cette cité protégée par d’importantes fortifications ne fut jamais prise par les Anglais lors de la guerre de cent ans. Son église romane fut incendiée en 1623, puis le cardinal de Richelieu en fit raser les fortifications, comme il le fit pour bon nombres de villes et de châteaux d’Occitanie. Sur les fossés ainsi comblés fut établi le tour de ville avec deux rangées de platanes.

Cajarc est une ville accueillante où vous pourrez vous reposer au bord du plan d’eau aménagé sur le Lot. Vous trouverez également le musée de la maison des arts Georges Pompidou, mais bien d’autres visites ou de promenades vous y attendent aussi.

Le festival AfriCajarc qui se déroule au mois de Juillet vaut lui aussi la peine d’être vu.


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la maison Consulaire

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                                                              le plan d’eau avec l’église


A présent, reprenons notre descente en suivant toujours le cours du Lot en direction de la préfecture du département, Cahors.

Il nous reste encore pas mal de choses à découvrir le long des berges du Lot.

Le Lot continue de serpenter dans la vallée en dessinant plusieurs méandres. Nos pas nous conduisent alors à un village perché sur la falaise : St Cirq-lapopie.

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                                   St Cirq-Lapopie vu depuis la vallée du Lot et du ciel


St Cirq-Lapopie est l’un des plus beaux villages de France.  A chaque pas faits dans ses rues, vous voyagez à travers l’époque médiévale.

Malgré son dépouillement perpétré par Louis XI et Henri de Navarre, qui en firent raser les châteaux, St Cirq-lapopie a quand même gardé ses rues étroites bordées de façades animées d’encorbellements, de pans de bois ou de fenêtres à meneaux.

Au détour des venelles, vous apercevrez l’ancien hôpital, la demeure des consuls et le musée Rignault qui vous feront revivre tout ce passé. L’imposante église gothique a englobé l’ancienne chapelle romane, dominant les toits en tuiles plates à forte pente.


St Cirq-Lapopie est avant tout une charmante petite cité où vous pourrez vous détendre d’où vous pourrez commencer de nombreuses excursions à pied avec vos enfants en suivant les berges du Lot sur le chemin de Halage, le long des falaises, entre St Cirq-Lapopie et Bouziès. Vous y verrez l’autre rivière dont je désire aussi vous parler, le Célé.

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                           chemin de halage entre St Cirq-Lapopie et Bouziès


Donc, avant de continuer plus loin sur les rives du Lot, je vais vous emmener découvrir cette rivière du Célé.

Le Célé prend sa source dans le Massif Central à 713m d’altitude sur la commune du Calvinet, dans le département du Cantal, et se jette après un parcours de 136Km pour un dénivelé de 210m dans le Lot, à la hauteur de Bouziès (près de St Cirq-Lapopie).

Depuis sa source, le Célé suit une vallée luxuriante et paisible traversant le sud-est du Lot pour rejoindre la rivière Lot.

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                                                                  la vallée du Célé


Le Célé entre dans le département du Lot au niveau de la commune de Bagnac s/Célé et continue son parcours en direction de Figeac.

Rappelons que Figeac est la ville de Jean-François Champollion qui réussit à retranscrire les hiéroglyphes Egyptiens grâce à la pierre de Rosette.

Vous en admirerez une reproduction géante au musée Champollion.

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Jean-François Champollion

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                                                                place des Ecritures


Bon nombre de monuments Figeacois rappellent  le passé médiéval de cette ville comme la maison du Guetteur et le viguier du Roy.

          

 

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La maison du Guetteur


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                                                            Le viguier du Roy



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       l’Hôtel de la Monnaie

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                                                                une Maison ancienne 

 

Tout dans Figeac nous fait revivre l’histoire passée mais Figeac sait aussi se tourner vers l’avenir, notamment avec l’Usine Ratier qui fournit l’Aéronautique Toulousaine et mondiale.

Evidemment Figeac a bien changé entre le début et la fin du XXème siècle. Les berges de la rivière Célé où les lavandières venaient laver leur linge ont disparu mais le charme d’une promenade sous les frondaisons rafraîchissantes qu’offrent les arbres qui bordent les quais du Célé, ou sur les différentes places de Figeac reste un véritable délice.

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Les lavandières le long du Célé au début du XX siècle



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                                                      Le pont du Célé de nos jours

           

Après cette visite de Figeac, nous reprenons notre descente le long du Célé, et partons en direction de Cabrerets.

Une fois de plus nous traversons de splendides petites communes qui ont su garder tout leur charme pittoresque, mais, comme pour la vallée du Lot, je ne vais pas vous énumérer tous les charmes que vous trouverez en prenant le temps de venir visiter toutes ces communes (Boussac, Espagnac Ste Eulalie, Brengues et St Sulpice).

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Abbaye d’Espagnac Ste Eulalie

 

Juste un petit intermède pour Espagnac Ste Eulalie, petit village monastère aux toits aigus et ceinturé de falaises qui fut fondé au XIIIème siècle par Aymeric d’Hèbrard, Seigneur de Cajarc. Ravagé pendant la guerre de 100 ans, le couvent se releva de ses ruines et ne fut désaffecté qu’à la Révolution.

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        Marcilhac s/Célé et son Abbaye entre la falaises et la rive du Célé

 

Enfin, nous arrivons à Marcilhac s/Célé qui s’est construite autour de son Abbaye mentionnée dés 960. Sa situation en plein cœur de la ville donne à ses ruines encore plus de majesté.

L’Abbaye se divise en deux parties, l’une est romane avec le porche à l’ouest. Les 3 premières travées de l’Eglise sont à ciel ouvert maintenant. Il y a également une tour carrée du XIVème, fortifiée. Au sud se trouve une porte surmontée de sculptures dont les dessins laisseraient penser qu’il s’agit de remplois Carolingiens. Quant à l’autre partie elle est d’époque gothique. Elle fut reconstruite au XVème s. avec un cœur voûté en étoile et un déambulatoire.

A noter également la salle capitulaire qui abrite de superbes chapiteaux du XIIème s.

Ne manquez pas non plus de faire une balade dans le village qui se situe entre falaises et Célé.

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Les chevaux de Pech Merle


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                                               Ossements d’animaux préhistoriques

 

Au cœur de la vallée du Célé se cache l’un des plus remarquables sites de la région Midi Pyrénées.

La grotte de Pech Merle se situe sur la commune de Cabrerets. Elle fut découverte en 1922 puis ouverte au public en 1926. Vous y découvrirez des peintures rupestres représentant aussi bien des mammouths, des chevaux et des bisons que des ours ou des cervidés. Ses gravures remontent à des milliers d’années.

Dans la commune de Cabrerets vous pourrez aussi admirer le château Biron qui date du XVème s. et le château du Diable (ou château des Anglais) qui fut pris et repris tout au long de la guerre de 100 ans.

Vous pourrez également passer une journée de détente en plein air au musée de l’histoire de la paysannerie à Cuzals.

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Le château Biron

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                                                  le château du Diable ou des Anglais


Nous continuons notre route en direction de Cahors et arrivons à la jonction entre les deux rivières.

Le Célé rejoignant le Lot un peu avant Bouziès, nous reprenons notre descente sur les seules rives du Lot et allons voir ce qui se trouve en dessous de cette jonction.

Nous arrivons aux abords d’un pont suspendu qui enjambe le Lot.

Il s’agit du pont suspendu de Bouziès. Ici encore l’Histoire vient à notre rencontre. En effet, lors de la guerre de cent ans les Anglais laissèrent une trace de leur passage en fortifiant dans la falaise l’entrée d’une grotte, leur permettant de mieux surveiller les allers et venues sur le Lot et le Célé

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le pont suspendu à Bouziès


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                                                     grotte fortifiée par les Anglais

 

Nous continuons notre descente et arrivons de nouveau à la jonction d’un autre cours d’eau, le Vers.

Il vient d’en dessous Labastide-Murat, patrie du Maréchal d’Empire Joachim Murat, couronné en 1808 par Napoléon 1er roi de Naples. Le vers traverse lui aussi une vallée luxuriante et calme où vous aurez tout le loisir de vous promener dans de petits hameaux pittoresques.

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                                                                Joachim Murat

 

Dans la commune de Vers nous tournons en direction de Cahors.

Après quelque Kms nous arrivons sur Laroque des Arcs.

Cette commune tient son nom de l’aqueduc romain qui emmenait l’eau dans les thermes de Cahors.

La ville de Laroque des arcs fut fondée au XIIème siècle pour protéger les arcs de l’aqueduc. Il est aussi fait mention de la présence d’un château en 1237 appartenant à la famille De La Roque. Ce Château tout comme l’aqueduc furent détruits sur ordre des consuls de Cahors en 1370, afin d’empêcher que des bandes anglaises ne s’y retranchent.

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                                   Laroque des Arcs: la chapelle et la tour de péage

 

Peut-être aurez-vous la chance d’apercevoir l’été certains jeunes de Laroque des Arcs qui se servent des rochers qui se trouvent en dessous la tour de péage comme d’un plongeoir, afin de sauter dans les eaux calmes du Lot.

 

 

 

 

(Mieux vaut quand même être un excellent plongeur pour s’y aventurer !)

 

Enfin, notre voyage le long de berges du Lot touche à sa fin, du moins en ce qui concerne le Quercy.

Il nous reste encore à traverser la ville de Cahors et d’autres communes avant que le Lot ne rejoigne la Garonne à Aiguillon (Lot & Garonne).

Cahors, préfecture départementale du Lot. Une fois de plus le passé historique du Lot s’y retrouve.

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     le pont Valentré


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                                                               cathédrale Ste Etienne

 

Depuis 2000 ans Cahors vit et se développe au creux de l’une des boucles du Lot.

Importante cité commerciale dés l’antiquité, elle devint au moyen-âge une étape importante du chemin de St Jacques de Compostelle. A cette époque Cahors était l’une des principales villes de France.

Durant la guerre de cent ans les Anglais ne l’ont jamais conquis. En revanche en 1580 le futur roi Henri IV la mis à sac.

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palais Duèze

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                                                                    Jacques Duèze

              

La cathédrale Ste Etienne est l’un des fleurons de Cahors. Elle mélange harmonieusement plusieurs styles, entre art roman et art gothique flamboyant.

Edifiée entre 1080 et 1135, à l’emplacement d’une ancienne cathédrale du VIème siècle, vous serez certainement étonnés par ces deux énormes coupoles qui la surplombent_ construction qui, au XIIème siècle, constituait une véritable prouesse technique pour les bâtisseurs. Vous admirerez aussi dans le vieux Cahors les rues et ruelles qui vous emmèneront dans son passé millénaire.

Le symbole de Cahors est le pont Valentré, construit au XIVème siècle et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est protégé depuis toujours par ses trois tours de défenses.


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Clément Marot

 

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                                                                Léon Gambetta 

 

Cahors est aussi la ville natale de beaucoup d’hommes qui comptèrent pour la France tels : Jacques Duèse (futur pape Jean XXII de l’église catholique romaine), Clément Marot (poète français qui fut protégé par Marguerite de Navarre, sœur de François 1er), et Léon Gambetta (l’un des fondateurs de la IIIème République).

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les jardins secrets de Cahors

 

En grimpant au sommet du mont St Cyr, vous pourrez admirer toute la ville lovée au creux du méandre que forme le Lot. Ne manquez pas non plus le marché du samedi matin devant la cathédrale, un grand moment pour les amateurs de bonne chair. Il y a également pour tous ceux qui aiment la nature un parcours de 28 jardins qui vous feront découvrir le patrimoine architectural de cette cité très florissante au moyen âge.

 

Maintenant finissons les quelques kilomètres qui restent au Lot pour sortir du Quercy et entrer dans l’Agenais.

A la sortie de Cahors, sur la rive droite du Lot, nous apercevons sur la hauteur une imposante bâtisse flanquée de tours et d’une échauguette.

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                                                             château de Mercuès

 

Il s’agit du château de Mercuès, demeure des Comtes Evêques du Quercy. Le nom de Mercuès viendrait du fait qu’il y aurait eu à l’époque Gallo-Romaine un temple dédié à Mercure. Par la suite un château aurait été construit. Ce qui est sûr, c’est que les plus vieilles parties du château actuel remontent au XIIème ou XIIIème siècle. Le Général Charles de Gaule, lors de son séjour dans le Quercy le 26 mai 1951, y dormit. Depuis son rachat par des propriétaires privés il s’agit d’un hôtel de grand luxe.

 

En suivant la vallée du Lot, aussi bien par les routes de Mercuès que par celle de Pradines, nous traversons les terres du vignoble du vin de Cahors. Nous passons par des communes au nom très évocateur d'excellentes bouteilles de vin : Parnac et St Vincent rive d’Olt entre autres.

A consommer avec modération !!!

 

En prenant la route de Pradines au départ de Cahors, nous arrivons dans la commune de Luzech, où une forteresse (dont malheureusement il ne reste plus que le donjon et quelques remparts en ruine) nous attendent. La commune de Luzech est située dans le méandre le plus étroit de la vallée du Lot. Le site était particulièrement propice à la construction d’une fortification par son emplacement et sa topographie. En effet un plateau de 150m de haut borde la rivière.

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                                                              le donjon de Luzech

 

C’est sur cet emplacement appelé Impernal que s’est établi la première communauté, aux environs de 3000 av JC.

A partir de là le plateau est resté jusqu’à la révolution un centre important de protection pour la région et la population en contrôlant le trafic fluvial. Une fois que les celtes eurent fortifié le lieu, Gaulois et Romains occupèrent la place chacun leur tour.

Vers le Vème siècle les Wisigoths s’emparèrent de la région et édifièrent un camp retranché plus important. C’est au XIème siècle que les Seigneurs de la ville, les Barons de Luzech, construisirent une véritable forteresse sur le plateau et entourèrent le village de remparts.

Lors du conflit entre Richard Cœur de lion et Philipe Auguste, le château tomba entre les mains des Anglais. Celui-ci ne fut repris que bien plus tard.

Au XIIIème siècle le village et le château passèrent sous le giron des Cathares, et lors de la croisade contre les Albigeois, les croisés l’attaquèrent et le prirent.

Simon de Montfort, de façon barbare et criminelle, ordonna d’incendier dls lieux.

La crise Albigeoise terminée, le domaine fut acquis par Guillaume de Cardaillac, évêque de Cahors. Les familles de Luzech et de Cardaillac en furent les coseigneurs.

Lors de la guerre de cent ans les Anglais préférèrent éviter de se mesurer à la puissante citadelle, ce qui permit au village d’être miraculeusement épargné.

La seigneurie sera vendue aux Rastignac au XVIIème siècle. Ils occuperont le château jusqu’à la Révolution.

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                                                    Albas se mire dans les eaux du Lot

 

Nous voilà une fois de plus dans une boucle du Lot, Albas.

Vieille bourgade épiscopale, elle fut en majeure partie édifiée sur une falaise surplombant le Lot, ce qui donne à ce site un charme pittoresque. Au début du millénaire un château fort y fut édifié.

Par la suite il devint un château féodal  (XIIIème, XIVème et XVème siècle), après quoi il fut transformé en demeure des évêques de Cahors. De tout ce riche passé il ne reste plus grand chose aujourd’hui, mais les deux portes restantes vous permettront d’imaginer ce que fut le château au fil des siècles.

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                                                                Albas et son église

 

Tout en cheminant vers la fin de notre voyage sur les rives du Lot nous traversons encore le terroir du vignoble Lotois.

A présent devant nous se profile la commune de Castelfranc.

Cette bastide fut fondée au XIIIème siècle par l’évêque de Cahors. Le plan régulier d’une urbanisation volontaire et son toponyme sont les deux principaux repères caractéristiques qui permettent de classer Castelfranc au rang de bastide. Cependant le site est antérieur à la conquête romaine et les vestiges préhistoriques et gallo-romains laissent supposer que Castelfranc pouvait être un lieu important et stratégique. 


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                                                           le vitrail à l’intérieur

 

L’église contemporaine de la bastide qui se situait au sud-est de la place centrale comprenait une nef romane de 14m de haut et de 9m de large avec 3 travées. Elle fut fortifiée durant le XIVème siècle en pleine guerre de cent ans avec l’ajout d’un sanctuaire voûté surmonté d’une tour massive crénelée et de la construction d’un clocher-mur massif doté de 4 cloches, lui-même surmonté d’un chemin de ronde.

Depuis, le temps a fait ses ravages : nef romane écroulée (remplacée par une nef néogothique), il ne reste plus que le clocher-mur coiffé d’un toit.

 

Nous continuons d’avancer et arrivons à Prayssac, commune qui, une fois de plus, voit ses origines remonter à l’époque gallo-romaine (le colon Priscius en était le propriétaire).

Au XIIIème siècle elle fut donnée par l’évêque de Cahors (Guillaume de Cardaillac) à Arnauld de Béraldi, seigneur de Cessac, de façon à s’acquitter de la dette qu’il avait contracté lors de la coalition au coté de Simon de Montfort pendant la croisade contre les Albigeois (les Cathares). En 1280 la commune de Prayssac obtiendra une charte, afin d’organiser des foires.

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                                                            Jean-Baptiste Bessières

 

Prayssac est également la patrie de Jean-Baptiste Bessières, Maréchal d’Empire et compagnon de Napoléon 1er qui le nommera Duc d’Istrie en 1809.  Il trouvera la mort en 1813, veille de la bataille de Lützen.    

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Puy-l’évêque vus des rives du Lot

 

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                                                       château de l’Ychairie

 

Notre descente du Lot touche à sa fin.

Arrivant aux portes de Puy-l’évêque, il ne nous reste plus qu’une seule commune à découvrir avant d’entrer dans l’Agenais.

Puy-l’évêque, dernière grande commune sur le Lot, voit son histoire et son nom remonter à la croisade contre les Albigeois.

En effet Puy (son nom d’origine) eu le tort, aux yeux de l’évêque de Cahors, d’embrasser la cause du Comte de Toulouse, protecteur de Cathares.

En 1227 l’évêque de Cahors (Guillaume de Cardaillac) prend la ville et la baptise Puy-l’évêque. Durant la guerre de cent ans elle fut donnée aux Anglais par le Seigneur d’Orgueil qui en avait pourtant la garde.

Après cette trahison elle fut reconquise mais les Anglais la reprirent et y restèrent jusqu’en 1428. En 1580, le huguenot François de Caumont la Force essaya, en vain, de s’emparer de la ville en tirant 140 coups de canons sur l’église!

En 1789, les révolutionnaires ne pouvant admettre son nom trop empreint de religiosité l’appelèrent « Puy-libre ».     

 

Enfin, nous voilà arrivés à la dernière étape dans le Quercy : Duravel. Cette ville gallo-romaine jadis nommée Diolendum a été fondée par les Romains pour être une station militaire sur la voie stratégique Bordeaux-Lyon. Les guerres de religion en 1596 ont malheureusement fait disparaître tous ces vestiges du passé.

Au XIème siècle, Duravel possédait un prieuré dépendant de l’Abbaye de Moissac.

Pendant la guerre de cent ans Duravel fut attaquée par les Anglais sous les ordres de Robert Knolles. La ville à l’époque peuplée par 6000 habitants résiste farouchement pendant 6 semaines aux attaques de l’envahisseur, et finit par le mettre en déroute. En remerciement, le roi lui octroiera des armoiries.

 

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Voilà notre voyage est fini !

 

En continuant la route nous sortirions du Lot et entrerions dans le département du Lot&Garonne.

Bien évidemment je vous ai fait faire ce voyage sur les rives du Lot et du Célé par la route, mais il vous est aussi possible de le faire par voie fluviale (bateau ou canoë). 

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                                            Parcours de la descente du Lot et du Célé en canoë

 

 

Voici un site très intéressant qui vous permettra de vous faire une idée du Quercy :

http://www.quercy-tourisme.com/images/zoom.html

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… ainsi que quelques adresses qui peuvent vous être utiles :

 

Office du tourisme du Lot :

www.1001france.com.fr/midi-pyrenees/lot_46/tourisme_lot.htm

 

Office du tourisme de Cahors :

www.tourisme-cahors.com

 

Office du tourisme de Figeac :

www.tourisme-figeac.com/

 

Association les jardins secrets de Cahors :

www.officetourisme@mairie-cahors.fr

ou

www.1001fleurs.com/visites/midi-pyrenees/lot/les-jardins-secrets-de-cahors_79.html

 

Association Cajarc :

www.annuaire-du-tourisme.net/office-de-tourisme/lot/cajarc.html

 

Location de Bateau sur le Lot :

www.en-bateau.com/lot-fluvial.htm

ou

www.crownblueline.fr/region_base.html

 

Tourisme en Midi-Pyrénées :

www.tourisme-midi-pyrenees.com/ 

                 

 

 

 

 


Publié dans Balades en Occitanie

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Commenter cet article

kitoune 11/06/2009 00:11

Magnifique reportage ! il faudrait d'ailleurs que je revienne tout lire !
Je connais un peu Figeac et Capdenac le Haut, région magnifique. Merci

Daniel 03/04/2009 12:45

Complet !
très beau pays...